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Articles & Documentation Pollution OGM, génétique & manipulations MOMA : le nouveau lobby pro-OGM soutenu par Christine Lagarde
 

MOMA : le nouveau lobby pro-OGM soutenu par Christine Lagarde

Date de publication : Dimanche 17 Juin 2007 à 15H07:08
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Christine Lagarde vient d’être investie de la fonction de Ministre de l’Agriculture dans le gouvernement Fillon. Connue pour sa brillante carrière dans les milieux d’affaire américains (Baker§Mc Kenzie), puis européens (ING Group), membre du CSIS (Center for Strategic§International Studies), un think tank, dans lequel elle défendait les intérêts US et a participé à la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique, cette avocate à la Cour d’Appel de Paris est devenue ministre déléguée au Commerce extérieur le 2 Juin 2005. Pour situer la ligne politique de C. Lagarde, il suffit de la citer : « La lutte contre le chômage passe par la réforme du droit du travail », qui « constitue souvent un frein à l’embauche et à un certain nombre de décisions d’entreprendre » (4 juin 2005).

En ce qui concerne l’agriculture, lors du 6e sommet de l’OMC à Hong Kong, elle déclarait le 30 novembre 2005 dans son discours : « …nous pouvons compter sur la passion des paysans qui sont à l'origine d'initiatives audacieuses. Je pense notamment à l'initiative toute récente du Mouvement pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture (MOMA), dont je me félicite. »

On a déjà pu apprécier les conséquences de l’offensive des lobbies agroalimentaires des USA à travers la création d’une instance internationale non élue et dotée d’un pouvoir exorbitant, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cet instrument de dérégulation a été mis en place essentiellement par les grandes firmes agroalimentaires états-uniennes à seule fin de conquérir des marchés et d’imposer partout leur production, au détriment des économies et des agricultures locales. Des industriels français de l’agroalimentaire, échaudés par les cycles de négociations sans fin sans aucune concession des Etats-Unis, ont compris tout le parti qu’ils ne pourraient pas –comme ils l’avaient escompté- tirer de l’OMC. En toute discrétion, ils ont donc créé le Mouvement pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture (MOMA) (voir http://www.momagri.org), déclaré officiellement le 8 décembre 2005. Quel est donc ce lobby qui ne dit pas son nom et tente de s’imposer de façon totalement anti-démocratique comme interlocuteur privilégié sur les questions agricoles et environnementales?
Initié et présidé par Pierre Pagesse, président du leader français des OGM, Limagrain (Biogemma, Meristem Therapeutics), le MOMA (initialement baptisé Nouvel Ordre Mondial de l’Agriculture !!), comprend des gens comme Christian Pèes, Président d'EURALIS, Vice Président de Coop de France, Trésorier de l’AGPM ; Henri de Benoist, Président d'UNIGRAINS, Président de l'AGPB (l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales), Président d'INTERCEREALES, Président d'AGRICEREALES, Président de la Compagnie Financière du Nord-Est, Président d'UNIFIPAR, Président du Groupe Céréaliers de France, Président du Crédit Agricole du Nord-Est, Président d'honneur d'ARVALIS, Président de la section des problèmes économiques généraux et de la conjoncture du Conseil Economique et Social (CES), Premier Vice-Président de la FNSEA, Représentant du CES à la délégation française auprès de la FAO, Président de l'Association Pluriagri, Maire de Bouconville-Vauclair ; Bernard Delsuc, Président de la Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho (FNPSMS). Membre du Comité Directeur de l’Unité Economique et Sociale Maiz’Europe, aux côtés de Christian Pèes (Euralis) ; Pierre Fabre, Président-directeur général des Laboratoires Pierre Fabre, entreprise nationale et multinationale implantée également aux USA. www.pierre-fabre-medicament.com; Luc Guyau, Président de l'Assemblée permanente des Chambres d'Agriculture (APCA), vice-président du Conseil économique et social (CES), Président de la Chambre d'Agriculture de la Vendée ; Bernard Layre, Président des Jeunes Agriculteurs de Juin 2004 à Juin 2006 (JA) ; Emmanuel Coste, Président-directeur général de Sica de Grillon, Ingénieur et membre du CA d’ISARA-Lyon (Institut supérieur d'agriculture et d’agroalimentaire Rhône-Alpes), représentant FNSEA/FNO (Fédération Nationale Ovine) ; Jacques Hubert, Directeur général de Coop de France ; Denis Manach, Président de Coopagri Bretagne1, Président de la holding Socopa SA, également président adjoint de la Confédération des coopératives de l'Ouest (CCAOF) ; Gilbert Herpe, Président d'AGRIAL ; Pierre Mille, Président de NORIAP ; Michel Fosseprez, Président d'INVIVO, Président de 110 Bourgogne, Membre du Groupe de la Coopération, Vice-Président de la Section des Relations extérieures du Conseil Economique et Social.
René Carron, Président Directeur Général. du Crédit Agricole SA est également membre du MOMA, et dans la sphère politique on trouve : Pascal Chaigneau, Administrateur général du Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) ; Jacques Carles, Associé gérant du cabinet Carles Rheims. (Le Groupe de prospective du Sénat a confié au cabinet Carles-Rheims la mission de concevoir et d’organiser ses différentes activités) ; Jean Bizet, Sénateur de la Manche, responsable de la mission parlementaire sur les OGM et co-auteur du rapport RAPPORT D'INFORMATION 440 (97-98) - COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES, truffé d’inexactitudes et de partis pris en faveur de l’industrie biotech, et qui a servi de référence aux députés pour se forger une opinion sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés en agriculture ; François Leblond, Président de la Confédération française pour l'habitation, l'urbanisme, l'aménagement du territoire et l'environnement (CFHUAT), ancien Préfet de Région ; Georges Fenech, Député UMP du Rhône, (Monsieur « Tolérance Zéro ») ; Jacques Godfrain, Député maire UMP de Millau, ancien Ministre de la Coopération…
Une concentration de pouvoir des agroindustriels, alliée au tout puissant Crédit Agricole, à la FNSEA, aux Chambres d’agriculture, avec une entrée de plein pied dans le Conseil Economique et Social et le CEDS qui modèle les stratégies politiques, un cabinet de communication qui « gère » le Sénat, des députés UMP droite dure, et un pied dans l’aménagement du territoire : un lobby en bon et due forme. Pour faire quoi ? Promouvoir un « modèle agricole », celui tant prisé par Pierre Pagesse, qui insiste sur « la nécessité de promouvoir des ruptures techniques et soutenues, en particulier, l'utilisation judicieuse des plantes génétiquement modifiées. »
Le dernier communique du MOMA sur son site: www.moma.org montre que sa pugnacité n'est pas à mettre en doute et qu'il progresse dangereusement. Une délégation du MOMA, emmenée par Alain Catala (vice président du MOMA et de Limagrain) et Jacques Carles (délégué général) s’est rendue à Washington D.C. du 10 au 14 Avril 2007, afin de « prendre contact avec des think tanks, des responsables du monde agricole, des journalistes, des économistes et des staffers du Congrès, dans la perspective de tenir prochainement une conférence de presse présentant le MOMA à la communauté internationale. » Un partenariat étroit Europe/USA se dessine : « Lors de nos entretiens, il est apparu que l’idée de cette coopération internationale pourrait reposer sur une association entre les Etats-Unis et l’Europe pour la promouvoir ».

Le MOMA affirme se situer « dans la perspective d’une régulation destinée à améliorer le fonctionnement des marchés plutôt qu’à les encadrer. Cette régulation doit être comprise comme une régulation économico - stratégique par le pouvoir de l’information, et non par la réglementation juridique ou la contrainte ». C'est-à-dire dans la perspective d’une économie néo-libérale et selon les procédés chers aux multinationales.

Les instigateurs du MOMA ont parfaitement bien compris comment on prend le pouvoir aujourd'hui : en maîtrisant la communication sur les sujets sur lesquels on désire que les politiques modifient la législation, en leur assénant des contre-vérités jusqu'à ce qu'ils y croient suffisamment pour faire ce que l'on attend d'eux. L’idée est donc de s’instituer comme interlocuteur unique sur les questions agricoles et de protection de l’environnement, afin de contrôler et orienter les messages qui devront circuler sur ces enjeux.

Une « délégation, qui sera cette fois emmenée par Pierre Pagesse (président du MOMA) accompagné de plusieurs fondateurs, se rendra à nouveau à Washington D.C. du 21 au 28 Juin 2007. La conférence de presse du MOMA devrait se tenir au Carnegie Endowment for International Peace le 25 Juin après midi, et des partenariats avec certains think tanks devraient être noués à l’occasion de ce second voyage. Plusieurs économistes américains de grand renom sont susceptibles de devenir des correspondants du MOMA. Enfin, des entretiens sont prévus avec des élus qui, au Congrès, occupent des fonctions de responsables en matière de Commerce International et d’Agriculture. »

Si cet espace institutionnel est laissé au MOMA sans contestation immédiate de sa légitimité, la voix des syndicats, organisations et institutions agricoles européennes qui défendent une autre conception de l’agriculture risque fort d’être étouffée comme furent étouffées les conceptions de l’échange et du commerce autres que celles promues par l’OMC.

Par ailleurs, les liens ténus qui unissent la nouvelle ministre de l’Agriculture avec les intérêts US, sa déclaration de soutien au MOMA, laissent présager d’une politique TRES favorable aux OGM. La meilleure défense étant l’attaque, il semble nécessaire de préparer l’offensive (communication) au plus vite face à cette nomination.

S. Escazaux
16 Mai 2007

Les internautes réagissent :

 De Boycotter le chilled irradié, le Samedi 18 Octobre 2008 à 14H11:55

Les consommateurs abusés, toute une filière sacrifiée, les Gouvernements nécessairement complices. Que fait le MOMA ?

Le mouton se meurt, victime d'une mondialisation suspecte
Est-ce vraiment inéluctable ?


La filière ovine française est en grand péril. Elle a déjà perdu près de 2/3 de ses éleveurs et le
1/3 de ses brebis dans les 25 dernières années et le déclin s'accélère vivement. Cette évolution
inquiète les Autorités, conscientes du rôle des ovins dans la mise en valeur des territoires les
plus défavorisés. Pourtant, les groupes de travail, les commissions parlementaires et même les
sommets ministériels restent sans effet. Une fatalité semble s'acharner sur cette méritante
production déficitaire, menacée par toutes sortes de maux : dégradation des mécanismes de
soutien, épizooties, prédateurs, etc.…

En réalité, l'élément le plus déterminant est le développement de la concurrence exercée sur le
marché par les viandes ovines importées de l'hémisphère Sud.
Il y a certes des décennies que l'Union européenne absorbe plus de la moitié de toute la
viande d'agneau exportée par la lointaine Nouvelle-Zélande, le premier exportateur mondial.
Mais la nature des envois évolue rapidement. Pendant longtemps les échanges ont quasi
exclusivement porté sur des viandes congelées, car elles étaient les seules à pouvoir supporter
un acheminement économique par bateau qui prend environ 7 semaines. Or, depuis quelques
années, les viandes congelées sont insidieusement remplacées par du «chilled», simplement
réfrigéré. Déjà, le 1/3 des livraisons néo-zélandaises dans l'Union est réalisé en «chilled» et
cette part augmente très vite.
Le «chilled» est un produit providentiel pour les néo-zélandais, qui le vendent bien plus cher
que le congelé sur le marché européen, car il concurrence directement les meilleurs produits
locaux. D'où des marges commerciales confortables et une très forte revalorisation des prix
départ Nouvelle-Zélande. En revanche, la pression exercée sur les prix de gros en France n'est
pas étrangère aux difficultés que rencontre la filière nationale.

Concrètement, les viandes «chilled» et les viandes congelées proviennent d'agneaux
exactement semblables, mais, les premières -grâce à des traitements particuliers- peuvent être
conservées à température positive pendant plus de 16 semaines après l'abattage et être ensuite
commercialisées comme «fraîches»… Une telle prouesse ne semble surprendre personne tant
est grande la réputation de sérieux de l'élevage néo-zélandais et efficace la communication
qui va avec !

En fait, le miracle pourrait simplement s'expliquer par le recours à une technique bien
connue, éprouvée… mais interdite.
De multiples indices laissent suspecter que, pour maximiser leurs profits en évitant une
pénalisante congélation, les grands abattoirs industriels de l'hémisphère Sud se contentent
d'irradier discrètement la viande qu'ils exportent, sous le contrôle bienveillant des Autorités
nationales. Sur la chaîne d'abattage, après découpe et conditionnement, il suffit de passer le
colis de «chilled» dans une enceinte isolée où il est soumis à un rayonnement radioactif émis
par du Cobalt 60. L'irradiation, d'une intensité équivalente à celle de millions de
radiographies des poumons, permet d'éliminer toute cellule vivante et de réduire le risque de
développement de germes. Mais cette irradiation, plus pudiquement qualifiée d'ionisation,
voire de «pasteurisation à froid», provoque des réactions en série pouvant détruire la structure
moléculaire des aliments. Vitrifiée, la viande conserve son apparence mais perd une grande
partie de sa valeur nutritive. Il y a aussi apparition de produits chimiques nouveaux,
introuvables dans les aliments naturels et dont l'innocuité n'est pas prouvée. Parmi eux la 2-
ACB (2-alkylcyclobutanone) qui accélérerait l'apparition de foyers cancéreux chez les rats en
ayant absorbé.

La réglementation

En France, comme dans toute l'Union européenne, l'ionisation des viandes rouges destinées à
l'alimentation humaine ou animale est strictement prohibée. Le décret n° 2001-1097 du
16/11/2001 précise qu'il est «interdit d'importer, de détenir, de mettre en vente, de vendre ou
de distribuer à titre gratuit des denrées traitées par ionisation» ne répondant pas aux
prescriptions du décret. De toute façon, même pour les produits autorisés, le décret impose
l'étiquetage des produits irradiés, sur l'emballage, en complément de la dénomination de
vente (logo «radura» et mention «traité par rayonnements ionisants»), afin que tous les
utilisateurs, jusqu'au consommateur final, soient parfaitement informés.

Mais qu'en est-il du contrôle effectif de ces règles?

Les transformations induites par l'irradiation permettent d'identifier les produits ayant subi le
traitement. Les protocoles de test sont au point et multiples (spectroscopie par résonance
paramagnétique électronique pour les aliments contenant des os, analyse par chromatographie
des fameux ACB qui servent de marqueurs pour les denrées comportant des matières grasses,
etc...).
Mais si ces outils existent, les Pouvoirs Publics, aussi bien français qu'européens,
s'interdisent de les utiliser. Ils ont en effet accordé à la Nouvelle-Zélande un statut dérogatoire
exceptionnel, en lui déléguant tout pouvoir de contrôle sur les produits animaux qu'elle livre
dans l'Union…Cette dérogation stupéfiante a encore été confirmée récemment (Décision
2006/855 du 24/08/2006 publiée au JOUE du 05/12/2006).



Le dossier du «chilled» ovin importé comporte 2 faces :

1° - La production

En livrant le marché intérieur à des concurrences insoutenables, on condamne délibérément
les éleveurs de moutons français.

Dès le début, dans l'Organisation Commune de Marché pour la viande ovine adoptée en 1980,
les Pouvoirs Publics français ont accepté d'entrouvrir explicitement la porte au «chilled»
(Echange de lettres constituant accord entre la CEE et la Nouvelle-Zélande, publié au JOCE
du 18/10/80). Puis -s'étant compromise dans la lamentable affaire du Rainbow Warrior et des
faux époux Turinge- la France s'est engagée, à titre de compensation, à ne pas entraver
l'évolution technologique des exportations de la Nouvelle-Zélande (Arbitrage international du
30 avril 1990). L'accord du GATT signé à Marrakech en 1994 a définitivement officialisé le
renoncement en permettant la substitution totale congelé-«chilled»…

Toutefois, malgré sa gravité, la concession sur l'évolution des présentations ne condamne pas
obligatoirement le mouton en Europe. Même pour un Ultra-libéral -qui estimerait anormal de
protéger les éleveurs français s'ils ne sont pas compétitifs dans l'absolu avec les gros rangers
néo-zélandais- une Mondialisation truquée est inadmissible. Le libre-échange n'a de vertus
que si sont mis en concurrence des produits bien définis et, avant tout, parfaitement sains. Or
le «chilled» ne répond peut-être pas à ces conditions de base.

2° - La consommation

Quels que soient les accords qui ont pu être conclus dans le passé, rien ne saurait justifier que
l'on fasse avaler de la viande irradiée aux consommateurs européens... surtout si c'est à leur
insu !

Dans l'actualité récente, le scandale de l'adjonction de mélamine dans le lait en Chine, montre
ce dont sont capables certaines grandes sociétés pour maximiser leurs profits. Les firmes en
question, compte tenu de leur taille et du caractère international de leur activité,
étaient contrôlées et elles ont nécessairement bénéficié de la tolérance coupable des Autorités,
même si c'est nié et si quelques lampistes servent de fusible
Ce type de comportement ne se rencontre pas uniquement dans les Pays émergeants ou sous
régime totalitaire… bien au contraire : seul le montant des sommes en jeu semble compter.

Or, le commerce de la viande ovine recèle manifestement une mine d'opportunités.
Entre l'Océanie et l'Europe, qui sont situées exactement aux antipodes, à près de 20 000 km
de distance par les voies maritimes, il s'est développé un trafic de viande d'agneau
proportionnellement énorme car il concerne plus de la moitié des volumes entrant dans les
échanges mondiaux. C'est une aberration sur le plan de l'écologie et ça l'a aussi été sur le
plan économique. Mais la nouvelle technologie du «chilled», qui permet au début de décupler
les marges en profitant notamment du décalage de saisons entre hémisphère, chamboule les
calculs et peut-être aussi les comportements...


Les indices à même de susciter l'inquiétude des consommateurs européens sont
malheureusement nombreux.

La consultation du site de la NZ-FSA est déjà édifiante. La «Food Safety Authority» se trouve
justement être l'organe de l'Etat Néo-Zélandais qui est chargé du contrôle sanitaire des
produits alimentaires et c'est à lui que l'Union européenne a donné carte blanche…
Mettant en avant la rigueur de ses actions dans le domaine de la «Biosécurité», mais
manifestement surtout soucieuse développer toujours plus les débouchés extérieurs, la NZ-
FSA a des affirmations péremptoires et révélatrices. Par exemple, pour illustrer l'absence de
risque dans la consommation de nourriture irradiée, elle cite la France qui, en tête d'une
quarantaine d'autres Pays, aurait retenu l'irradiation comme procédé de conservation
recommandable !
( http://www.nzfsa.govt.nz/consumers/food-safety-topics/food-processing-labelling/food-
irradiation/index.htm )

(Mise en garde : le contenu de ce site risque d'être rapidement expurgé…)


***

Beaucoup d'éleveurs d'ovins français sont déjà dans une situation dramatique et le contexte se
détériore rapidement…
Or, dans le même temps, le développement des importations de «chilled» se poursuit : les
livraisons effectuées en France par la seule Nouvelle-Zélande ont déjà atteint 14 000 tonnes
équivalent carcasse en 2007.

La situation est trop grave. Il faut agir très vite.
Rien ne peut justifier qu'on laisse subsister la moindre ambiguïté sur la nature exacte de ce
produit «chilled».
L'efficacité dont fait preuve la Nouvelle-Zélande sur le plan du lobbying auprès de toutes les
instances internationales ne peut justifier l'exemption de contrôles. La sympathie que savent
susciter dans leurs contacts, parfaitement synchronisés, les officiels gouvernementaux, les
représentants du Meat Board, ceux de tous les stades de la filière et jusqu'aux stars du Rugby
ne doivent pas entrer en ligne de compte.
Même si beaucoup de publications, bien faites, vantent le naturel et la qualité des grands
élevage, le professionnalisme et la fiabilité des industries d'aval dans ces îles à l'écart des
épizooties, la France et l'Union européenne doivent se donner les moyens de vérifier si tout
est vraiment clair au Pays des All-Blacks : les suspicions sur le «chilled» sont trop fortes.
Que la Nouvelle-Zélande se soit beaucoup battue à l'époque contre les essais nucléaires dans
le Pacifique ne garantit pas qu'elle ait définitivement renoncé à utiliser certaines
technologies… surtout quand il s'agit d'aliments destinés à l'exportation.

Le temps des études et des groupes de travail est révolu.
Des contrôles et des analyses sans complaisance doivent être déclenchés sur le champs. C'est
possible à Rungis, dans beaucoup de GMS, même chez des restaurateurs très réputés…
Mais il est inutile d'en attendre le résultat : c'est la mise en œuvre immédiate du principe de
précaution qui s'impose.

Le dossier ovin est particulièrement exemplaire. Chacun peut et doit prendre ses
responsabilités : hommes politiques, responsables administratifs, représentants syndicaux,
importateurs,distributeurs… et, bien-sûr, consommateurs.

Chacun peut librement choisir ce qu'il consomme et fait consommer à sa famille, mais il
devrait lui importer que ce soit des produits bien identifiés et sincèrement tracés.

Tant que toute la lumière n'aura pas été faite sur les pratiques des laboratoires «high-tech»
annexés aux usines de viande de l'hémisphère Sud, organiser le boycot du «chilled» d'Océanie devient
un acte citoyen de première importance.




BLCI : "boycotter le chilled irradié"
15/10/08


 De xavier, le Mercredi 18 Juillet 2007 à 16H30:09

Bonjour,
Ne trouvez vous pas, au contraire, que toutes ces personnalités du monde agricole et des agro-industries (représentant tout de même la majorité des agriculteurs : la FNSEA), n'as pas sa place à la tête d'une association voulant justement montrer une 3ème voie entre deux extrêmes que sont la libéralisation totale et le protectionnisme total?
Je vous pose la question?
Croyez-vous plutôt que ce soient à des associations regroupant quelques centaines d'adhérents, cachant parfois de très mauvaises intentions (destruction du bien d'autrui...), qui soient plus aptes que des professionnels du monde agricole, à donner leurs avis auprès des organisations internationales?
Il faut également mettre à jour vos références au niveau des enjeux mondiaux de l’agriculture. En effet, ce ne sont pas les Etats-Unis qui souhaitent le plus la libéralisation de l’agriculture mais plutôt les membres du groupe de Cairns (Brésil, canada, Nouvelle Zélande...).
Merci d’avance pour votre réponse que j’espère plus constructive qu’une simple négation de la bonne volonté des acteurs des filières agricoles françaises !

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